Notes de lecture de l'article «Inside Day Bollinger Band Turn Trade»
J'ai lu Uncover Forex Profits with The Turn Trade par Kathy Lien et Boris Schlossberg.
Mes notes de lecture seront publiées dans un prochain article. Elles sont essentiellement composées d'extraits du texte original avec une tentative de traduction correcte. Je ne peux que vous recommander de lire le texte original en anglais si vous le pouvez.
Les auteurs sont convaincus que, malgré le dicton: la tendance est votre amie (trend is your friend), que les cambistes «au détail» – les appellent-ils – sont des gens qui tradent les hauts et les bas, pas vraiment la tendance. Ils disent avoir analysé des milliers de dossiers de cambistes au détail. En conséquence, dans cet article, ils exposent le trade appelé «turn trade» déjà discuté dans un autre article intitulé «Inside Day Bollinger Band Turn Trade» par Jamie Saettele. Ce dernier pourrait avoir été écrit après avril 2006 car l'exemple cité le plus récent date de ce mois.
Je vais donc dans un premier temps vous livrer mes notes de lecture de cet article antérieur puisqu'il semble l'origine du «turn trade».
J'aurais envie de traduire «turn trade» par «trade du revirement» ou «trade d'inversion» mais je trouve le mot long. Je vais donc m'en tenir à «turn trade».
de Jamie Saettele
Si la théorie qui invite à suivre la tendance semble facile, dans la réalité ce n'est pas si simple que ça de trader la tendance. Acheter la parité GBPUSD à 1,8000 avec la perspective de la garder jusqu'à 1,9000 n'est pas évident quand on l'a vu à 1,7229 trente-quatre semaines plutôt; c'est l'exemple donné par l'auteur. Le dilemme constant c'est de réussir à acheter bas pour vendre haut ou l'inverse vendre haut pour acheter bas: qu'est-ce qui caractérise un haut ou un bas? Voilà la question! C'est la question clé de l'article.
Regardons ça de la perspective de la période que nous vivons présentement. La parité USDCAD s'est transigée à 0,9055 dans la semaine du 3 novembre 2007. Quelqu'un qui l'aurait achetée 1,0685 dans la semaine du 2 août aurait encore fait une bonne affaire car elle se vend à 1,1049 au moment d'écrire ces lignes. Il récolterait 364 pips, soit 3.640$ sur un seul lot normal. Mais la question de fin du précédent paragraphe reste entière.
l'auteur expriment le besoin en ces termes: «nous avons besoin d'une définition relative de haut (high) et de bas (low) et d'un filtre pour pouvoir identifier les véritables trades haut et bas.» Il se propose de montrer comment le «inside day Bollinger band» peut aider à mesurer ce qui est haut ou bas.
Le corps du texte se coiffe du titre: Combinant les «inside days» avec les «Bollinger bands»
Le prix d'une parité est considéré élevé quand il touche à la bande Bollinger supérieure et bas quand il touche à la bande Bollinger inférieure. l'auteur nous mettent en garde contre le danger de considérer que le prix d'une parité qui touche une bande Bollinger est donc à son sommet ou à son plancher. On ne doit pas transiger simplement parce que le prix a atteint une bande Bollinger; ce serait une erreur, sûrement un trop risqué. Dans un mouvement haussier les prix fluctuent de bas en haut et vont arriver à défoncer la bande Bollinger et réciproquement pour un mouvement baissier.
Compte tenu de ce qui est dit dans le paragraphe précédent, l'auteur croient que le filtre doit donner un signal d'achat seulement si la chandelle suivante ne produit pas un nouveau haut ou bas. Une telle chandelle se nomme une «inside day». Le graphique quotidien est celui qui, selon eux, est idéal pour identifier les «inside day». il affirme que l'on peut aussi utiliser les graphiques horaire, semaine ou mois. La combinaison des «inside day» avec les Bollinger bandes constitue une bonne façon de s'assurer que nous avons bien identifié un haut ou un bas. En général, plus la base temporelle du graphe est longue, moins souvent il y aura des trades signalés; par contre, ils seront plus fiables, dit-il.
Une chandelle «inside day» indique que le mouvement haussier ou baissier s'essouffle montrant une contraction de la volatilité. Donc, dans un mouvement haussier, la chandelle «inside day» permet de soupçonner qu'il peut y avoir un renversement de tendance donc que la courbe des prix d'ascendente passe à descendente sous peu. C'est un renforcement de l'observation faite avec la bande Bollinger en cause. La clé, dit-il, est la confirmation.
Comme les bandes Bollinger utilisent une longueur de 20, on peut utiliser une moyenne simple de aussi 20 (connue en anglais comme SMA) comme cible pour prendre son profit, suggère-t-il. Pour attraper des mouvements plus longs, il recommande de laisser le prix de la parité franchir la moyenne et alors installer un «trailing stop» avec la moyenne, ne fermant le transaction seulement après que la parité a traverse de nouveau la moyenne. Il vienne avec des exemples pour clarifier cela.
Comme il s'agit d'une stratégie où la discrétion personnelle entre en jeu, il parle de lignes directrices plutôt que de règles. Les lignes directrices offrent une mise en place qui peut ou non conduire à une transaction.
Dans le cas d'un haut (long)
- Attendre que le prix de la parité touche ou soit sur le point de toucher la bande Bollinger inférieure.
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Attendre la chandelle suivante. S'assurer que son plus bas soit plus haut ou égal au plus bas de la précédente. S'assurer que son plus haut soit plus bas ou égal au plus haut de la précédente. Si cette chandelle est une «inside day», alors acheter au début de la chandelle suivante.
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Le premier stop est placé quelques pips sous le bas de la chandelle précédente.
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Le trailing stop lui se place sur la base de la clôture avec la moyenne SMA20.
Dans le cas d'un bas (short)
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Attendre que le prix de la parité touche ou soit sur le point de toucher la bande Bollinger supérieure.
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Attendre la chandelle suivante. S'assurer que son plus bas soit plus haut ou égal au plus bas de la précédente. S'assurer que son plus haut soit plus bas ou égal au plus haut de la précédente. Si cette chandelle est une «inside day», alors vendre au début de la chandelle suivante.
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Le premier stop est placé quelques pips au-dessus du haut de la chandelle précédente.
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Le trailing stop lui se place sur la base de la clôture avec la moyenne SMA20.
Viennent ensuite des exemples. Je vous invite à les consulter sur le texte original.
il ferme l'article avec deux petits paragraphes. L'avant-dernier s'intitule Les bénéfices. Le premier bénéfice qu'il voit est la simplicité. Cette stratégie permet de mesurer facilement le niveau de risque et ainsi de déterminer justement les stops. C'est une stratégie dynamique en ce qu'elle fonctionne sur les graphiques de toutes périodes (time frames); plus la période est courte, moins le signal est fiable. Il rappelle que la connaissance des chandelles aident à éclairer la psychologie sous-jacente au marché des devises. Toutefois, la psychologie se sent mieux à partir d'un graphique à longue durée (jour, semaine, mois).
Dans la conclusion, comme toujours, il fait une mise en garde sur la nécessité de tout lecteur de faire sa propre évaluation de son style personnel de cambiste et d'établir les paramètres qui lui conviennent. Certains préféreront, dit-il, vendre sur un «retrace» (je comprends ici un retour à la tendance brisée), d'autres choisiront de trader la brisure d'un bas journalier suite à un signal de vente. Si quelqu'un peut, par exemple, acheter ou vendre trois lots ( mini ou normal), alors il peut prendre un premier profit d'un lot lorsque le prix touche la moyenne SMA20, ensuite prendre un deuxième profit lorsque le prix touche la bande Bollinger et finalement créer un «trailing stop» à la valeur de la moyenne SMA20. Il insiste pour rappeler que le forex est un milieu de tendance, ce qui rend encore plus important pour les cambistes de «range» d'obtenir une confirmation avant de choisir les hauts et les bas. C'est ce que la combinaison entre les «inside days» et les bandes Bollinger fait, soit donner une confirmation avant de transiger.
Je rappelle que je n'ai pas pu établir la date de publication de cet article.